Le baby-blues : comment surmonter la déprime post-natale ?

Maureen Delorme

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Chez certaines femmes, la naissance d'un bébé s'accompagne d'une baisse de moral et d'angoisses. Il s'agit souvent du baby-blues. Des symptômes au traitement, la rédaction de Maminou fait le point sur la déprime post-natale.

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Le baby-blues survient quelques jours après l’arrivée d’un bébé et parfois pendant le séjour à la maternité. Cette période de déprime passagère se caractérise par une remise en question des femmes qui donnent naissance à un enfant. Ce grand bouleversement face au changement de vie passe à la fois par des phases de doute et de tristesse.

Les symptômes

Le baby-blues se traduit par une irritabilité des femmes qui viennent d’accoucher. Les jeunes mamans connaissent des sautes d’humeur. Très émotives, elles passent par des phases de pleurs sans raisons réelles. Ce mal-être s’accompagne du sentiment de ne pas être capable de s’occuper du nouveau-né et se manifeste par  un état d’anxiété.

Les causes physiologiques

Les médecins expliquent le baby-blues par la baisse du taux d’hormones qui survient après l’accouchement. Après une période de grossesse assez longue, certaines femmes ne se sentent pas bien dans leur corps. Elles connaissent des douleurs et des cicatrisations post-natales mais aussi des troubles fonctionnels. Les kilos de la grossesse sont encore présents. D’où le sentiment d’inconfort physique. A ces désagréments s’ajoute un état de fatigue important.

Les causes psychologiques

Les jeunes mères touchées par le baby-blues connaissent un sentiment de vide. La fin de la grossesse pendant laquelle la femme fusionne avec son futur enfant est parfois difficile à accepter.  La fin de cette relation singulière peut être mal vécue. Le nouveau-né devient très vite le centre de l’attention. Certaines femmes ont l’impression que d’autres personnes se l’approprient.

Soigner le baby-blues

Le repos
Le repos est primordial pour venir à bout du baby-blues. Lorsque bébé dort, les mamans peuvent en profiter pour faire des siestes. Si le besoin s’en fait sentir, il ne faut pas hésiter à limiter les visites. A noter : le personnel médical peut aussi s’occuper du nouveau-né afin de permettre à la mère de se reposer.

Le soutien
Il est conseillé de ne pas rester isoler. Lorsque le baby-blues survient à la maternité, il est nécessaire de parler des angoisses avec le personnel médical. Les médecins, sages-femmes et infirmières à l’écoute de la jeune maman sont en mesure de lui apporter des conseils et de la rassurer. 
Enfin, il est primordial que la maman soit entourée par ses proches. Le père peut aider à surmonter cette période difficile en apportant un soutien psychologique et une aide au quotidien. S’il travaille, il a la possibilité de prendre un congé paternité afin d’être plus présent. Si les symptômes persistent après plusieurs semaines, il est nécessaire de consulter un  médecin.

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